Ressource hydrique au Brésil

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Lobodis au Brésil Séchage naturel de cerise de café -afrikan beds - lobodis Champs de Café au Brésil pour Lobodis Sèchage de cerise de café au Brésil - Lobodis
Lobodis au Brésil
Séchage naturel de cerise de café -afrikan beds - lobodis
Champs de Café au Brésil pour Lobodis
Sèchage de cerise de café au Brésil - Lobodis

Au Brésil, l'eau est une ressource qu'il est primordial de préserver

Le Brésil n’est pas épargné : menace de pénurie d’eau, sécheresse, restrictions… Pourtant le pays possède environ 12% des réserves de la planète, un avantage considérable. Inégalement répartie sur le territoire, l’eau est l’objet de convoitise et se trouve menacée par l’action de l’homme… nous vivons tous au quotidien sans penser à l’eau, comme si elle n’était pas vitale, alors que sans eau, pas de vie.
La hausse de la température moyenne augmentant le taux d’évaporation, la déforestation autour des sources, la pollution, l’accroissement des villes, l’augmentation de la demande pour la consommation humaine et l’irrigation, la mauvaise gestion des ressources hydrologiques… tous ces élements menacent la richesse en eau du Brésil.

Nous avons souhaité interroger nos relais au Brésil : quelles causes ? quelles conséquences ? que peut-on faire à notre petite échelle…

 

Entretien avec nos relais :

Le manque d’eau, on peut même appeler cela la crise de l’eau, a été très sévère en 2014 et 2015 à Sao Paolo. Elle est le résultat d’une combinaison de plusieurs facteurs

le manque de pluie depuis 2012, probablement une conséquence du changement climatique : «nous avons des pluies en deçà de la normale depuis 2012 mais cela a empiré depuis l’été 2014, ce qui correspond chez nous à la période de décembre 2013 à février 2014. Les pluies inférieures à la normale ont empêché de rétablir le niveau des barrages »
on doit également parler du gaspillage de l’eau : c’est devenu au fil des années un problème culturel. Au Brésil, se restreindre en eau ne coule pas de source ! A Sao Paolo, certains lavent leur voiture plusieurs fois par semaine, ou encore leur trottoir, leur maison…
• la structure des réservoirs et de la plomberie de la ville de Sao Paolo est aussi un problème: elle est très archaïque. Cela entraîne une perte importante dans la distribution. Certains spécialistes estiment qu’une perte de plus de 30% de l’eau potable est due à un réseau d’égouts obsolète.
• autre point : la pollution issue des rejets domestiques. Les spécialistes estiment qu’environ 96 millions de personnes ne disposent pas d’un réseau d’égout ! (le Brésil compte 204 millions d’habitants). L’industrialisation du pays et le peuplement urbain ne se sont pas accompagnés de la nécessaire installation des stations d’épuration des égouts.

 

Et chez nos producteurs à Divinolandia, que se passe-t-il ?

Le problème est beaucoup moins grave dans la région. Les producteurs ont eu des pertes significatives de leur production (entre 15 à 30%) mais aucun risque de sécheresse. Les sources d’eau dans la région sont bien préservées et abondantes, mais il faut rester vigilant et ne pas gaspiller l’eau. C’est d’ailleurs dans cet objectif que nous produisons un café nature, un café qui ne nécessite que très peu d’eau pour sa production.
Après la cueillette, les cerises de café sèchent au soleil, sans être lavées.
Nous allons d’autre part mener des actions sur l’aménagement des égouts et du traitement de l’eau : l’ensemble des habitants ont de l’eau potable qui se déverse directement dans les sources situées tout près ou dans les montagnes. Nous avons commencé un travail sur le traitement des eaux usées qui va se poursuivre en 2017. Une totale remise aux normes des égouts est planifiée.
Nous concevons également une barrière écologique sous la forme de rangée d’arbres ou de plantes. La barrière écologique absorbe les résidus après traitement des eaux usées, avant qu’elle n’atteigne le ruisseau.
Nous sensibilisons les producteurs à adopter des comportements simples de recyclage et de traitements de déchets. Des formations ainsi que des groupes de parole sont organisés autour de la  préservation de l'environnement. Les mentalités doivent encore évoluer sur ce sujet!

Nous ne changeons pas le monde, mais à notre échelle, pas à pas, dans certains coins du monde, nous agissons.


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