Portrait et Témoignage de Bolivie

- Portraits et témoignages

Norah Mamani Alejandro - représentante légale Lobodis Bolivie


Je suis  Norah Mamani Alejandro, de nationalité Bolivienne, j’ai 31 ans et suis originaire d’Oruro, département qui se situe au sud de la  Bolivie et où j’ai passé les 5 premières années de ma vie. Pour les études, une meilleure  qualité de vie je vis désormais à Caranavi, département de la Paz, considérée comme la capitale du café en Bolivie.

Je suis  comptable  et technicien supérieur  en Administration des Entreprises.

Il y a quelques années de cela, aux alentours de  1988, mes parents ont quitté l’Altiplano où ils élevaient des oies, produisaient des  pommes de terre, des fèves et autres … pour rejoindre la Colonie*  Villa Oriente où ils ont trouvé un terrain agricole destiné à la culture du café.


Nous sommes 7 dans la famille: mon  papa Daniel, ma maman Basilia, mes  sœurs Roxana, Nancy, mon frère Moise, Danielita (ma fille) et moi. Depuis notre arrivée sur ces terres des Yungas nous nous sommes toujours consacrés à la production de café, au début de type conventionnel mais quelques années plus tard  la notion de coopératives est apparue et dans les années 1990  nous avons opté pour le café Biologique et Commerce Équitable.

Étudier n’a pas été facile parce que là où nous vivions dans la Colonie il n’y avait pas suffisamment d’élèves pour ouvrir  une école mais après des demandes répétées on a  enfin construit une petite Unité Éducative appelée Villa Oriente, dans laquelle j’ai étudié  5 années consécutives  ce qui correspond aux études primaires. J’ai poursuivi des études secondaires 5 autres années à l’Unité Éducative Guillermo Molina mais ce collège était situé à 3 ou 4 heures de marche de la Colonie où nous vivions …et enfin  je suis allée 2 ans à La Paz pour obtenir mon Baccalauréat parce que chez nous il n’y avait plus de cours.  


Une fois le Collège terminé j’ai eu la chance d’être invitée à participer à un projet de formation avec la Coopérative Europea (SOS FAIM)  en tant que représentante des femmes de la Coopérative Villa Oriente  où j’avais pour la première fois participé à l’élaboration d’un projet sur le thème du Commerce Equitable.

A partir  de ce moment-là je me suis vraiment intéressée au sujet, j’ai commencé à me documenter, à entrer en relation avec des institutions qui travaillaient sur ces thèmes. Et c’est par hasard que  j’ai fait la connaissance de Lobodis France quand au mois de juillet 2015 certains de ses représentants  ont fait le voyage  en Bolivie pour rencontrer les fournisseurs de café entre autres les Coopératives Villa Oriente et Antofagasta.

C’est à l’occasion de cette visite qu’est née l’idée d’installer un bureau qui représenterait Lobodis en Bolivie. Et à partir du mois d’aout 2005, à l’initiative des dirigeants de Lobodis,  nous avons commencé à travailler à la BIB (Bernadas Innovaciones Bolivia Limitada).

Les deux premières années j’ai travaillé au bureau comme secrétaire  et presque dans le même temps nous avons commencé à organiser des groupes de femmes dans les différentes coopératives.

Ensuite j’ai travaillé comme assistante  de direction pendant 5 ans et depuis 2012 comme Représentante Légale de la direction ici en Bolivie.


Grâce à cette initiative de Lobodis j’ai eu l’occasion d’élargir   mes connaissances dans de nombreux domaines de la profession :  Commercialisation  aide à la rédaction des documents d’exportation , fixation des prix, etc, Formations  particulièrement avec le groupe de femmes sur différents thèmes et dans toutes les coopératives, Comptabilité  tous les mouvements comptables de l’entreprise  et les déclarations obligatoires à l’État, Représentation soutien aux dirigeants des Coopératives partenaires ou non, (scans, assistance informatique..).

Au cours de toutes ces années nous avons pu mesurer les bienfaits  que nous retirons nous les boliviens de cette implication dans le  Commerce Equitable.

Quand je repense à notre vie quelques années en arrière seulement, c’était complètement différent et tellement difficile, il n’y avait pas de centre de santé, pas d’écoles, les routes : une catastrophe !  mais à l’heure actuelle les changements sont bien visibles dans le secteur.

 

Peut-être ne disposons-nous pas des meilleures écoles, des meilleures universités,  des meilleurs dispensaires, etc...mais nous avons la possibilité d’étudier sur place sans être obligé d’aller à la Paz et presque tous les producteurs ont leur propre  moyen de locomotion pour se déplacer sans problème et nous avons les moyens économiques  pour permettre à nos enfants de poursuivre des études.

  • Partager

Milk Shake

- Recettes

Notre tour du monde s'arrête à Londres : découvre le Milk Shake

Lire la suite

Parfait glacé

- Recettes

Direction Italie : Parfait glacé comme à Murano !

Lire la suite